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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

vendredi 8 septembre 2017

Gorges de la Poëta-Raisse (Jura)

     Après avoir remonté la Combe Grède pour gagner le Chasseral quelques mois auparavant dans des conditions hivernales difficiles, nous décidons de procéder d'une manière similaire en parcourant en fin d'été les Gorges de la Poëtta-Raisse en direction du Chasseron. Cette dénomination pourrait avoir comme origine latine les mots putidus et resecare qui auraient finalement signifié en patois mauvais et scie. Un endroit, probablement peu engageant donc, où aurait été implantée une scierie proche d'un cours d'eau ou un lieu où l'on pratiquait des coupes de bois. D'un dénivelé un peu inférieur à la Combe Grède, les Gorges de la Poëtta-Raisse sont également équipées de multiples câbles, passerelles et échelles qui facilitent la progression. Le tracé est évident et ne présente aucune difficulté mais il reste exposé par endroits. Il est donc à éviter par temps de pluie, les équipements en bois pouvant alors se révéler particulièrement glissants. Au préalable, il est possible de faire un crochet par la cascade et la grotte de la Sourde, chères à Jean-Jacques Rousseau qui séjourna à Môtiers à la fin du XVIIIe siècle. 


Un des multiples passages cablés dominant le torrent

     Au départ de l'abri situé à l'extrême Sud de la ville, l'itinéraire s'élève en douceur dans la forêt en remontant la piste. A plusieurs reprises le tracé traverse le ruisseau par des ponts de bois pour finalement s'engager dans l'étroite gorge et déboucher sur une clairière où est installée une table à picnic. Alors que le soleil était jusqu'ici bien présent, c'est à ce moment que le ciel se chargea brusquement et que les premiers coups de tonnerre se firent entendre. Nous décidons néanmoins de poursuivre au-delà de l'alpage de la Vaux avant de rebrousser chemin précipitamment, le ciel devenant particulièrement menaçant. Juste le temps de nous abriter à la ferme pour assister au déluge. Le chalet paraissait inoccupé mais l'alpagiste se montra finalement en entendant nos voix. S'entama alors une longue conversation sur les dégâts des orages en montagne, le maintien de l'activité en altitude, l'impact du lynx sur les populations de chamois, ... Et la pluie ne cessant pas, il proposa de nous ramener en voiture à notre point de départ. Cela aura eu au moins le mérite de nous éviter de finir trempés. Sympa !

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Août 2017