123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

jeudi 31 décembre 2015

Heid des Gattes (Ardenne)

     Cette appellation (que l'on pourrait traduire, selon les sources, par "coteau des chèvres") désigne une falaise qui borde l'Amblève à la limite du Condroz et de l'Ardenne. Aux roches de nature variée (grès, schiste, ...) qui présentent une exposition Sud sont associées une grande richesse faunistique et floristique, avec notamment la présence du Grand-duc d'Europe et d'une Joubarbe considérée comme endémique. Le site a fait l'objet d'un classement en 1952. Il est entouré de 2 carrières, celle de la Falize à l'Est et du Goiveux à l'Ouest dont l'exploitation a débuté, respectivement à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Actuellement à l'abandon, elles font, comme la Heid des Gattes, partie d'une réserve naturelle couvrant plus de 50 ha et qui abrite un troupeau de chèvres à l'état sauvage. La partie supérieure est occupée par des prairies et des cultures en terrasse ont été anciennement pratiquées en contrebas, comme l'attestent les murets de pierre que l'on peut encore apercevoir dans les bois.

Pièce d'eau dans la carrière du Goiveux

     En raison d'un début d'hiver particulièrement doux, les journées ensoleillées de décembre ont pu être mises à profit pour effectuer quelques belles randonnées supplémentaires en Région Wallonne. Ainsi, après avoir parcouru précédemment les réserves de Sosoye et de Sclaigneaux ou encore celle du Parc Naturel de Furfooz, pour ne citer que celles-là, c'est un peu plus à l'Est que nous nous dirigeons en cette fin d'année. L'itinéraire empruntera, au moins en partie, le GR571 qui contourne les deux anciennes carrières et en facilite ainsi l'accès. Sur ce versant Sud, les autres sentiers sont souvent étroits et pentus, ce qui confère au tracé un caractère "montagne" en dépit d'un dénivelé des plus modestes. Ensuite, on bascule depuis la crête sur le versant Nord qui, à l'inverse, s'étire en pente douce parmi les prés et les bois. En cette période de l'année, la flore ne se présentait évidemment pas sous son meilleur jour même si les nombreuses Carlines se dressaient encore fièrement sur leurs tiges.

Décembre 2015

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

mardi 15 décembre 2015

Pierre Percée (Vosges Gréseuses)

     Situé à l'Ouest du Donon, du Lac de la Maix et des Hautes Chaumes, le site de Pierre Percée s'étend sur les contreforts lorrains des Vosges gréseuses. Classé au titre des monuments historiques depuis 1981, le château remonte vraisemblablement au XIe siècle. Ses ruines occupent une barre rocheuse de plus de 100 m de long qui culmine à 495 m d'altitude. Pour l'alimenter en eau, un puits d'une trentaine de mètres de profondeur fut creusé dans la roche et c'est cet ouvrage qui est à l'origine du nom. Au XIIe siècle, après un siège qui dura un an, le château tombe aux mains de l'évêque de Metz. Il sera finalement détruit au XVII siècle lors de la Guerre de Trente ans. Le secteur fut également le théâtre de violents combats lors de la Première Guerre Mondiale. Quant au lac, également appelé Lac du Vieux-Pré, il est situé à une centaine de mètres en contrebas du château. Il fut mis en service en 1993 afin de soutenir le débit de la Moselle. En pénétrant dans divers vallons, l'eau lui a donné une forme très découpée bien différente de la plupart des plans d'eau artificiels.

Le Lac de Pierre Percée, depuis le château du même nom

     Grisaille persistante mais pas de pluie au programme de cette journée de décembre. Dans ces conditions, nous prenons la direction du versant lorrain des Vosges pour une sortie conjuguant patrimoine naturel, géologique et historique. La sortie débute au pied du château construit sur du grès à poudingue, un roche sédimentaire formée de galets liés par un ciment naturel. On longe ensuite brièvement le lac en remontant vers le Nord pour gagner successivement les Rochers de la Xaveure, de l'Arche, de Dame Galle, de la Pierre à Cheval et de Marie Fontaine. Au passage, une visite de la Grotte des Poilus, cavité naturelle qui fut aménagée en poste de secours lors de la Première Guerre mondiale. L'itinéraire se déroule essentiellement sous les résineux et les feuillus typiques des forêts vosgiennes. Le dénivelé est a priori modeste mais c'est sans compter sur les incessantes montées et descentes. En cette période de l'année, la flore est peu présente mais on devine par endroits des belles étendues de callunes et de myrtilles. A refaire sous le soleil d'été, sans aucun doute ...

Décembre 2015

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.


jeudi 5 novembre 2015

Réserve Naturelle de Sclaigneaux (Condroz)

     A l'instar des Rochers de Marche-les-Dames, le site de Sclaigneaux situé plus à l'Est domine la vallée mosane. La réserve naturelle qui y fut créée voici plus de 30 ans comporte une grande variété de milieux qui s'étendent sur plus de 50 ha. Le plateau et le versant Sud ont été jusqu'à la fin du XIXe siècle soumis aux retombées de métaux lourds produites par les usines métallurgiques installées en bord de Meuse. Aussi, le paysage consiste en partie en une pelouse colonisée par quelques espèces résistantes aux métaux toxiques comme le Zinc, le Plomb et le Cadmium. On y trouve aussi, entre autres, des falaises calcaires, des pinèdes, des hêtraies, une lande et une roselière. Outre de nombreux insectes (papillons, coléoptères, ...), la faune comprend plusieurs espèces d'oiseaux menacés, comme le Grand-duc d'Europe, l'Alouette lulu, la Tourterelle des bois et le Bruant des roseaux.


Le Bouleau verruqueux, une espèce pionnière, sur fond de Vallée de la Meuse

     Cette réserve naturelle et ses abords furent parcourus au cours d'une belle journée automnale. On y accède ordinairement par l'Est en empruntant initialement une large piste. Comme à l'habitude, nous avons opté pour une approche quelque peu différente permettant de gagner la crête par un court passage raide et glissant. Ensuite, c'est une progression sans difficulté sur un étroit sentier d'où on aperçoit la Meuse en contrebas et qui permet d'atteindre l'extrémité Ouest de la réserve. On peut alors en parcourir les différents milieux en empruntant des chemins variés, tantôt larges et visiblement fréquentés, tantôt étroits et en partie recouverts par la végétation. En dépit de la période tardive, le Thym faux pouliot était encore bien présent sur la pelouse rase alors que le Liondent d'automne fleurissait sur la lande à Callune. Une belle découverte assurément ...

Octobre 2015

dimanche 25 octobre 2015

Dent du Villard et Crête du Mont Charvet (Vanoise)

     Culminant à 2284 m, la Dent du Villard est un des premiers sommets que l'on aperçoit lorsque remonte la route menant à Pralognan et Champagny. Située à l'opposé des Dents de la Portetta, elle prolonge vers le Nord la Crête du Mont Charvet dont elle possède les caractéristiques géologiques. Comme le Petit Mont Blanc, toutes deux sont en effet formées presque entièrement de gypse, ce qui en explique la couleur. Elle s'est accumulée à cet endroit sur une épaisseur de plusieurs centaines de mètres durant le Trias, une période géologique remontant à plus de 200 millions d'années. D'origine sédimentaire, le gypse possède la propriété de se dissoudre dans l’eau, ce qui explique les nombreuses dépressions entre lesquelles le sentier balisé parvient à se faufiler, parfois de manière un peu plus exposée. Même si l’itinéraire ne présente pas de réelle difficulté, la prudence est donc de mise pour les personnes sujettes au vertige.


Dent du Villard depuis Champagny-en-Vanoise

      La Crête du Mont Charvet et la Dent du Villard sont le plus souvent considérées comme deux sorties distinctes. Aussi, la traversée de la première s'effectue ordinairement au départ du lieu-dit le Plan à Pralognan-la-Vanoise. Quant à la seconde, son ascension débute habituellement au Lac de la Rosière situé à proximité de Courchevel. Si l'option choisie est de combiner les deux, le point de départ idéal se situe au hameau de la Croix. On remonte alors en direction des chalets de la Montagne, d'où on gagne le Col de la Grande Pierre par une pente soutenue. Là, on s'oriente vers le Nord pour suivre la crête en direction du Col de la Dent, puis du Col de la Chal et entamer la montée en direction de la Dent du Villard. On rebrousse ensuite chemin pour rejoindre le Col du Golet, le domaine du Pin à crochets, une espèce montagnarde de l'étage subalpin. On entame alors la descente pour rejoindre le sentier emprunté à la montée et regagner la Croix.

Août 2010

Quelques photos illustrant cette sortie sont visibles ici.


mardi 6 octobre 2015

Pointes du Dard et de la Réchasse (Vanoise)

     S'il est une course d'alpinisme d'initiation à pratiquer en Vanoise, c'est bien celle-là : dénivelé modeste, altitude raisonnable et absence de difficulté technique en font en effet une randonnée glaciaire à la portée de beaucoup. Ambiance garantie avec nuitée en refuge, départ à la frontale, cramponnage et ... panorama sur les Glaciers de la Vanoise et sur la Grande Casse. Attention cependant car cela reste de la haute montagne avec son lot d'aléas, notamment climatiques, qui peuvent vite transformer une sortie a priori sans histoire en une aventure hasardeuse. Notre première visite de ce secteur glaciaire remonte à plusieurs années et la sortie s'était alors déroulée dans des conditions optimales. La situation fut bien différente lors d'une sortie ultérieure, les nuages ayant soudainement envahi le glacier. Bilan : orientation à la boussole et panorama totalement absent. Plus récemment, alors que nous empruntions le Couloir Messimy pour gravir la Grande Casse par cette voie, nous avons pu apercevoir en contrebas un phénomène identique. De retour au refuge, les candidats à l'ascension nous ont évidemment fait part de leur déception.


Pointe de la Réchasse et Pointe du Dard

      Comme souvent en Vanoise - c'est ce qui fait notamment le charme de ce massif - une sortie d'alpinisme commence par la montée à pied au refuge. Dans le cas présent, il convient d'emprunter le GR55 qui conduit des Fontanettes au Refuge du Col de la Vanoise, en passant par le Lac des Vaches et en contournant l'Aiguille de la Vanoise. Construit en 1902, ce plus ancien refuge du Parc a vu l'ajout d'éléments modulaires dans les années '70 pour accroître sa capacité d'accueil. Cette structure a été remplacée en 2014 par un refuge flambant neuf à même d'accueillir une centaine de personnes dans des conditions de confort grandement améliorées. Du refuge, en remontant dans les pierriers, on gagne au petit matin l'épaule de la Réchasse. Ensuite, c'est la longue traversée du Glacier de la Roche Ferran, face au Mont Pelve, pour atteindre la Pointe du Dard par l'Est. Au retour, il est possible depuis l'épaule de gravir la Pointe de la Réchasse par une courte ascension rocheuse. Ensuite, retour vers le col qui apparaît en pleine lumière cerné de toutes parts par divers sommets comme la Pointe du Creux Noir, la Pointe de la Grande Glière et, bien entendu, le plus haut sommet de la Vanoise.

Août 2009

Quelques photos illustrant ces sommets sont visibles ici.


vendredi 2 octobre 2015

Grand Bec (Vanoise)

     En Vanoise, les villages de Pralognan et de Champagny sont séparés par une chaîne rocheuse qui s'étire d'Est en Ouest depuis l'Aiguille de l'Epena. C'est là que s'élève le Grand Bec qui en est l'élément le plus élevé. Par cette position privilégiée, il offre au Sud un panorama très étendu en direction du Vallon de Chavière et des sommets qui le bordent : Petit Mont-Blanc et Péclet-Polset à droite, Grand Marchet et Glaciers de la Vanoise à gauche, pour ne citer que ceux-là. Au Nord s'étirent le Sommet de Bellecôte, le Mont Pourri et au loin la chaîne du Mont-Blanc. Au départ du refuge du Plan des Gouilles, la voie d'ascension la plus classique emprunte le Glacier de Troquairou. Cette course de neige est considérée comme peu difficile, avec des pentes qui n’excédent pas 30°. Il est cependant possible d'en accroître sensiblement la difficulté en y ajoutant la traversée du Glacier des Volnets puis celle de la Pointe du Vallonnet, une arête rocheuse bien exposée par endroits.

Grand Bec et ses glaciers, depuis le Vallon de Champagny

      La montée au refuge en fin d'après-midi est rapide. La soirée se passera agréablement en compagnie du gardien et de quelques-uns de ses amis; la nuit sera tranquille car nous sommes les seuls alpinistes ce soir-là. Le départ est matinal comme toujours en pareil cas. La brume inonde la Vallon de Champagny et le jour se lève peu à peu, puis tout s'illumine soudainement sous la Pointe du Vallonnet. La traversée de l'arête se poursuit sans encombre, d'abord rocheuse puis en neige, jusqu'à finalement atteindre le sommet du Grand Bec. Le retour se fait en empruntant la Voie Normale d'ascension pour rejoindre le refuge et y prendre un bon repas en profitant du soleil de midi. Ensuite, c'est la descente vers la vallée pour gagner le refuge du Laisonnay. Elle sera longue car la flore est tellement abondante et diversifiée que les arrêts "photo" se succèdent sans relâche. Une bonne nuit de repos et c'est le départ le lendemain matin pour le refuge du Mont Pourri en prévision de son ascension.

Un aperçu de la flore

De gauche à droite et de haut en bas :

Pseudorchis blanc (Pseudorchis albida), Saxifrage faux bryum (Saxifraga bryoides), Géranium des forêts (Geranium sylvaticum), Joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum), Bartsie des Alpes (Bartsia alpina), Véronique à feuilles de serpolet (Veronica serpyllifolia), Homogyne des Alpes (Homogyne alpina), Androsace à feuilles obtuses (Androsace obtusifolia), Orpin alpestre (Sedum annuum), Antennaire dioïque (Antennaria dioica), Benoîte rampante (Geum reptans), Marguerite des Alpes (Leucanthemopsis alpina), Bistorte (Bistorta officinalis), Pensée des Alpes (Viola calcarata), Rhododendron ferrugineux (Rhododendron ferrugineum), Benoîte des montagnes (Geum montanum), Myosotis des Alpes (Myosotis alpestris), Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea), Laitue des Alpes (Cicerbita alpina), Saxifrage à deux fleurs (Saxifraga biflora), Alchémille des Alpes (Alchemilla alpina), Véronique fausse paquerette (Veronica bellidioides), Potentille dorée (Potentilla aurea), Arabette des Alpes (Arabis alpina), Bugle rampante (Ajuga reptans), Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), Renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis), Valériane à trois folioles (Valeriana tripteris), Arnica (Arnica montana), Silène acaule (Silene acaulis subsp. exscapa), Silène des rochers (Atocion rupestre), Raiponce du Piémont (Phyteuma globulariifolium sp. pedemontanum), Adénostyle à feuilles d’Alliaire (Adenostyles alliariae), Saxifrage à feuilles rondes (Saxifraga rotundifolia), Gentiane printanière (Gentiana verna) & Trèfle alpin (Trifolium alpinum).

Juin 2009

Quelques photos illustrant cette sortie sont visibles ici.



mercredi 30 septembre 2015

Réserve Naturelle de la Grande Sassière (Alpes Grées)

     La randonnée au Col du Palet ayant été de courte durée et la météo ne semblant pas se dégrader davantage, nous avons pris la direction de la Réserve de la Grande Sassière. Le site se trouve en effet situé sur le versant opposé de la vallée menant de Bourg-saint-Maurice à Tignes et était donc accessible rapidement. Jouxtant l'Italie, cette zone protégée fut créée en 1973, soit 10 ans après la création du Parc National de la Vanoise. Elle doit son origine, en guise de compensation, à la suppression d'une autre réserve, déclassée pour permettre le développement du domaine skiable de Tignes. Le Bouquetin des Alpes y est bien présent ainsi que la Marmotte qui semble peu farouche en ces lieux. La flore compte diverses espèces rares, dont plusieurs protégées au niveau national.

Réserve de la Grande Sassière sur fond de Tsanteleleina

      A l'instar de l'alpage du Ruitor traversé lors de la marche d'approche menant au Glacier de l'Invernet, le secteur avait été précédemment arpenté pour gagner la Face Nord de la Tsanteleina. Cette sortie alpine avait eu lieu en début d'été et la flore était alors abondante, avec notamment quelques belles orchidées. Au départ du Lac du Chevril, on rejoint la réserve en remontant une route étroite et sinueuse qui conduit au Barrage du Saut. Ensuite, il suffit d'emprunter la large piste qui conduit au Lac de la Sassière, d'où on jouit d'une très jolie vue sur la Tsanteleina. On traverse alors le barrage pour emprunter au retour un sentier qui s'étire sur la rive gauche du Ruisseau de la Sassière et nous ramène au point de départ après 5 km environ. Une belle promenade familiale en quelque sorte ...

Août 2015

lundi 28 septembre 2015

Col du Palet (Vanoise)

     La météo ne s'annonçait guère engageante en cette dernière journée de randonnée estivale. Aussi, avons nous préféré ne pas nous lancer dans une longue sortie au risque de devoir essuyer de fortes pluies comme ce fut le cas en début de séjour dans le Chablais. Le choix s'est donc porté sur le Col du Palet qui peut être atteint rapidement au départ du Lac de Tignes. Le tracé est évident et le dénivelé modeste. De plus, la proximité du refuge permettait un repli facile aux cas où les conditions se seraient avérées trop mauvaises. Finalement, même si le temps restera désespérément froid et maussade, cachant les plus hauts sommets sous une épaisse chape de nuage, nous n'essuierons que quelques gouttes de pluie. Cela nous permettra de clôturer la journée en parcourant ensuite la Réserve Naturelle de la Grande Sassière.


Lac du Grattaleu et Refuge du Col du Palet

      Du Lac de Tignes, on s'oriente vers le Sud Ouest en empruntant le GR5. Dans la mesure du possible, les amateurs de milieux naturels devront faire abstraction des diverses remontées mécaniques qui quadrillent le secteur. Après 500m de montée environ, on atteint le Col du Palet et, avec un brin de soulagement, on découvre alors la vallée qui s'étend vers le Nord au pied du Mont Pourri en direction de Peisey-Nancroix. La flore est encore abondante dans les cargneules. En poursuivant brièvement à nouveau vers le Sud Ouest, on atteint le Col de la Croix des Frêtes pour découvrir cette fois la vallée qui s'étire en direction de Champagny-le-haut au pied de la Face Nord de la Grande Casse, des Aiguilles de l'Epena, de la Grande Glière et du Grand Bec. Le cadre est magique, faisant vite d'oublier tout le reste ...

Août 2015


vendredi 18 septembre 2015

Lac et Col du Petit (Alpes Grées)

     L'alpage du Ruitor et les chalets pour la plupart abandonnés de la Sassière avaient été découverts pour la première fois de nuit et dans la brume : c'était lors de la marche d'approche qui nous avait permis de gagner le pied de la Face Nord de la Becca du Lac avant d'en faire l'ascension. Le terme Ruitor fait référence à la Tête du même nom, un sommet du Val d'Aoste qui culmine à 3486 m d'altitude de l'autre côté de la frontière. Il trouve son origine dans deux mots du patois valdôtain : roése et tor, qui désignent respectivement un glacier et un sommet aigu. Il nous tardait donc de nous y rendre à nouveau sous une météo plus clémente afin de profiter au mieux de ce très beau site. L'idée était de monter au Lac du Petit et, selon l'humeur du moment, de poursuivre ensuite en direction du Col du Petit (ou Tachuy).


Séneçon blanchâtre sur fond de Becca du Lac depuis le Col du Petit

      L'itinéraire menant au Lac et au Col du Petit correspond à un aller-retour mais il est possible d'insérer 2 petites variantes, ce qui permet d'emprunter à la montée et à la descente des tracés quelque peu différents. Du parking Pierre Giret, on remonte en direction de l'alpage que l'on rejoint à son extrémité Sud. On passe à proximité du refuge du Ruitor et on remonte vers le Nord en suivant parfois au plus près ou en le traversant le Ruisseau du Petit. Du lac, on poursuit vers le Nord avant d'amorcer un virage à 90° en direction du col. Les cairns sont nombreux et la pente est parfois soutenue. La flore qui colonise les éboulis et les berges du ruisseau est superbe. La vue s'ouvre alors sur les Lacs de Bellacomba en contrebas et le Massif du Mont-Blanc en arrière plan. Au retour, c'est le Mont Pourri qui s'offre au regard. Que dire ...

Août 2015

Quelques photos illustrant cette sortie sont proposées ici.

mercredi 16 septembre 2015

Pointe de l'Observatoire (Vanoise)

     Il arrive fréquemment que le programme des sorties soit perturbé et pas uniquement par les caprices de la météo. L’alpinisme a donc été mis temporairement de côté, ce qui nous a amenés à nous consacrer exclusivement aux randonnées estivales. Ainsi notamment, nous avons mis à profit un creux dans notre emploi du temps pour effectuer une belle sortie en Vanoise, au fond du Vallon de Chavière. Défini en dernière minute, l’objectif était la Pointe de l’Observatoire que nous avions déjà eu l’occasion de gravir au départ du Plan d’Amont sur les hauteurs d’Aussois. C’est en effet la manière la plus habituelle de faire l’ascension de ce joli 3000. Mais cette fois, c’est au départ de Pralognan-la-Vanoise et plus précisemment du hameau des Prioux que fut initiée la sortie. Au menu, plus de 1300 m de dénivelé sous un soleil qui s’annonçait enfin généreux après plusieurs jours de pluies abondantes.


Pointe de l'Observatoire, depuis Montaimont

     Afin de rester temporairement dans l’ombre tout en évitant la foule qui arpente habituellement le GR55 en direction du Lac Blanc, nous optons pour une montée par les chalets de Montaimont. Brève descente pour traverser le Doron de Chavière à proximité du refuge du Roc de la Pêche et nous nous dirigeons ensuite vers le Ritort. On entame alors progressivement la montée vers le Col d’Aussois en contournant la Pointe de Rosoire. Après un passage par les alpages, l’itinéraire emprunte l’une ou l’autre sente qui se faufile dans un amas d’éboulis. Du col, il reste encore une centaine de mètres à gravir, toujours parmi les éboulis, pour atteindre le sommet. On y jouit d’un panorama étendu sur le vallon, avec le Dôme de Polset et le Glacier de Gébroulaz en point de mire. Au retour, nous avons eu la chance de pouvoir observer au loin une harde de chamois venue brouter dans les alpages du Rosoire.

Août 2015

Quelques photos illustrant cette sortie sont proposées ici.


mardi 15 septembre 2015

Val de Moiry (Valais)

     L’année précédente, les mauvaises conditions météo nous avaient fait renoncer à quelques belles sorties dans le Chablais. Nous étions donc bien décidés à les réaliser un an plus tard, même si les prévisons n’étaient pas des plus optimistes. Elles se révélèrent en réalité pires que ce qui était annoncé et nous avons donc dû à nouveau revoir nos prétentions à la baisse. Ainsi, la Pointe de Chésery sur la crête franco-suisse et le Col d’Ugeon par delà la frontière furent atteints à chaque fois au prix de 500 m de dénivelé sous le vent et la pluie, et dans un brouillard parfois épais. Mais ce n’est probablement que partie remise et nous prenons ensuite la direction de l’Italie, où une amélioration sensible était annoncée. En chemin, nous en profitons pour gagner le Lac de Moiry et ses abords pour une courte randonnée. Nous profiterons momentanément du soleil valaisan avant de poursuivre en direction du Lac Majeur en franchissant le Simplonpass.


Lac de Moiry, depuis le Lac du Louché

      Pour gagner le Lac de Moiry, on emprunte la route qui remonte le Val d’Anniviers en direction de Grimentz. On rejoint alors directement les abords du lac à hauteur de la partie supérieure du barrage, côté Est. Mais si l’on veut marcher un peu, il suffit de stationner sur un petit parking situé en contrebas de la retenue d’eau. On remonte alors un sentier sur la droite qui permet d’atteindre l’extrémité du barrage, côté Ouest. Ensuite, on poursuit vers les alpages de Torrent, voire jusqu’au col du même nom en passant près du Lac des Autannes. Alternativement, on peut se limiter au Lac du Louché situé au bas des alpages dans un zone un peu plus humide. Enfin, il est également possible d’effectuer le tour du lac en empruntant divers itinéraires. La flore est abondante et diversifiée et la vue s’étend au loin sur les sommets suisses, notamment le Glacier de Moiry qui s’étire au-delà du lac et la Dent d’Hérens située plus au Sud.

Août 2015

jeudi 10 septembre 2015

Mottarone (Piémont)

     Situé entre le Lac Majeur et le Lac d’Orta, le Mottarone est un sommet qui culmine à 1491 mètres d’altitude. Connu non seulement l’hiver pour sa station de ski, il offre également de nombreuses possibilités l’été aux amateurs de randonnée, VTT, équitation ou parapente. Par sa position, il offre un panorama étendu sur de nombreux lacs des Préalpes ainsi que sur plusieurs sommets des Alpes comme le Monte Rosa et les Mischabel. Il fut d’ailleurs question il y a quelques années d’y créer un parc naturel mais l’idée a été abandonnée. La manière la plus rapide d’y accéder est de prendre le téléphérique (qui a remplacé le funiculaire) au départ de Stresa sur les rives du Lac Majeur. La gare intermédiaire dell'Alpino permet d’accéder au jardin botanique "Giardino Alpinia". Il est également possible de s'y rendre en voiture en empruntant une route sinueuse passant par Armeno au départ du Lac d’Orta. Enfin, rien n’empêche d’y accéder à pied, par exemple au départ d’Omegna situé à l’extrémité Nord du Lac d’Orta. Il faudra alors compter 1300 m de dénivelé.


Ânes en liberté sur fond de Lago d'Orta

      Après avoir été copieusement arrosés dans le Chablais et à nouveau au début de notre séjour dans le Piémont, il nous fallait de profiter au mieux d'une première journée qui s'annonçait enfin sous un franc soleil. Aussi, après une randonnée en Valle Devero et une rapide visite de la très belle église de Croveo avons nous pris la direction du Mottarone pour bénéficier de la belle lumière du soir. Chose surprenante, à l'approche du sommet, la plupart des touristes sortent de voiture pour un panorama ou un selfie et hop ! C'est reparti. Quelle erreur ! Bien sûr, mieux vaut ne pas trop s'aventurer près des aménagements, sauf si la vue des antennes, télécabines, restaurants et autres parkings ne vous chagrine pas. Optez plutôt pour un déplacement à pied le long des crêtes : personne, hormis les moutons et les ânes, quelques belles fleurs en cette fin d'été et une superbe vue sur les divers lacs qui s'étendent dans la plaine, les 2 précités bien-sûr, mais aussi les Laghi di Varese, di Monate et di Comabbio. Bref, une journée bien remplie ...

Août 2015

mardi 8 septembre 2015

Du Lago Toggia au Lago Smeraldo : 5 jours au coeur des lacs (Piémont)

     Voici 2 ans, l'ascension du Grand Paradis nous avait fait franchir le Col du Petit Saint-Bernard pour parcourir brièvement le Val d'Aoste. L'idée avait donc germé d'explorer davantage le secteur mais c'est finalement plus au Nord que nous atterrirons, non loin du Lac Majeur, dans un recoin du Piémont logé entre la Suisse alémanique et la Suisse italienne. Les parcs naturels y fleurissent également et abritent une multitude de lacs, qu'il s'agisse de retenues artificielles ou d'étendues naturelles. Plusieurs ont ainsi été approchés lors de quelques randonnées estivales mais le tableau était loin d'être complet. Aussi y sommes nous retournés pour poursuivre notre découverte. Bien qu'il en subsiste encore, il en ressort une série de randonnées qui parcourt le secteur du Nord au Sud, par le biais d'itinéraires alternant des sorties faciles et d'autres plus sportives, pour un dénivelé de plus de 4000 m. Les tracés empruntés sont variés, depuis les larges pistes très prisées des touristes aux parcours hors pistes plus confidentiels en passant par les étroits sentiers masqués par la végétation.


Couchant sur le Lago Maggiore

      Durant nos 2 séjours, la météo ne fut pas toujours des plus clémentes et nous avons essuyé lors de certaines sorties des pluies parfois abondantes. La plupart du temps cependant, le soleil était au rendez-vous, ce qui nous a permis de profiter au mieux de la couleur des lacs à forte dominante de vert et de bleu. En quelques jours, il nous a ainsi été possible de parcourir notamment les Laghi Toggia, Boden, Castel, di Devero, delle Streghe, di Pianboglio, d’Avino, di Antrona, di Campliccioli, di Camposecco et Smeraldo. La flore est abondante et diversifiée, tout comme les papillons présents en grand nombre dans les alpages fleuris. Au cours des 5 sorties dont l'itinéraire est exposé en détail, l'altitude et le dénivelé s'élèvent graduellement, tout comme le degré de difficulté, sauf bien entendu si l'on opte pour le téléphérique lors de l'ultime montée au Passo del Monte Moro. L'ambiance est alors résolument "haute montagne" avec un panorama étendu sur plusieurs sommets des Alpes suisses dépassant les 4000 m d'altitude, en particulier le Mont Rose et son impressionnante face Est.

Août 2015

Un descriptif détaillé des itinéraires est proposé ici.