123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

vendredi 15 octobre 2010

Arêtes de Rochefort (Mont-Blanc)



     Considérée comme assez difficile, cette sortie emprunte une arête exposée qui débute au pied de la Dent du Géant et se termine par l’ascension rocheuse de l'Aiguille de Rochefort (4001 m). Cette course située à la frontière italienne m’avait été chaudement recommandée voici quelques années par un guide des Contamines, à juste titre car elle est véritablement de toute beauté. Le tracé a comme point de départ le refuge Torino atteint la veille en empruntant d’abord le téléphérique Monte Bianco, puis un long escalier sous-terrain.  Ancienne base militaire de l’armée italienne, l’abri est quelque peu lugubre mais ce caractère est heureusement compensé par la beauté du paysage extérieur. Pour effectuer cette sortie, je m’étais fait déposer, en descendant du Col du Petit Saint-Bernard, à La Palud, situé à quelques encablures du Tunnel du Mont Blanc du côté italien. Bien que nous ayons opté pour un jour de semaine et en fin de saison, plusieurs cordées avaient choisi cet itinéraire. En saison, il est fréquent que l’on doive assister à un vrai défilé, avec tous les inconvénients que cela génère …

La Dent du Géant et les arêtes, depuis le refuge Torino

    La course s’est déroulée dans les meilleures conditions possibles et sous un franc soleil. On commence par traverser le plateau du Géant en prenant Nord-Est en direction de la Dent du même nom. On remonte ensuite les pentes de neige qui permettent d’accéder à un éperon rocheux que l’on gravit pour atteindre la base de la Dent, côté Sud. On suit alors vers l'Est l’arête neigeuse qui est par endroits très effilée. On poursuit jusqu'à un relais équipé d’une corde fixe qui permet de redescendre de quelques dizaines de mètres pour rejoindre l’arête située en contrebas. On atteint alors le pied de l’Aiguille que l’on escalade jusqu’au sommet (4001 m) avant de repartir en sens inverse pour regagner le plateau. Le retour vers Chamonix a ensuite été effectué en empruntant la télécabine depuis la Pointe Helbronner en direction de l’Aiguille du midi et en profitant ainsi du somptueux paysage de la Vallée Blanche qui s’étendait sous nos pieds et jouir au final du spectacle offert par les 3 Monts (Tacul, Maudit et Mont Blanc). Sans aucun doute, un des meilleurs souvenirs d’alpinisme …

D'autres photos de cette course sont proposées ici.

Septembre 2008


dimanche 10 octobre 2010

Cascade de la Serva (Vosges Gréseuses)




     Reconaissons-le d’emblée, mais ce n’est un secret pour personne : les Vosges ne peuvent rivaliser avec les autres massifs pour ce qui est de l’altitude. En revanche, pour peu que l’on augmente la distance parcourue, il est souvent assez simple de réaliser à la journée un dénivelé positif cumulé de 1000 m environ. C’était le cas de l’itinéraire menant au Lac de la Maix au départ de Moussey et il en est pratiquement de même si l’on se rend à la Cascade de la Serva par un itinéraire en boucle de 15 km environ au départ de Rothau.

Lumière automnale sous le Champ du Feu

     Les alentours de Schirmeck sont propices aux longues randonnées en forêt et l’attrait est tout particulier lorsque celles-ci sont effectuées sous un généreux soleil automnal.  Cet itinéraire emprunte des sentiers qui tantôt serpentent sous les arbres, tantôt donnent accès à des paysages ouverts sur les reliefs avoisinants. Il se dirige vers la Haute Goutte, passe à proximité de la Grotte du Déserteur, conduit à la cascade, frôle le Champ du feu bien connu des skieurs, et permet de revenir au point de départ en empruntant le Col de la Perheux


 Octobre 2008


Lac de la Maix (Vosges Gréseuses)

     D'origine glaciaire, le Lac de la Maix est situé au pied du Donon dans une cuvette entourée de toutes parts par la forêt. Il revêt ainsi un caractère quelque peu mystérieux et il n’est donc pas étonnant qu’il soit empreint de légendes, la plus connue étant celle du Diable violoneux. Le site a été peu occupé par l’homme mais des éléments de bois datant approximativement de l’an 1000 montre que cette occupation remonte au Moyen-Age. Un ermitage s’est implanté par la suite et le site fut un lieu de pèlerinage jusqu’au XVIIIe siècle. La chapelle actuelle fut construite 100 ans plus tard. Quelques plantes remarquables se développent à la surface du lac, comme les nénuphars jaunes et les trèfles d’eau.

Lac de la Maix

     Le site est accessible au départ du Col de Prayé ou encore depuis la commune de Vexaincourt par une piste praticable en voiture, ce que rend sa visite possible par les familles avec enfants ou les personnes à mobilité réduite. L’idéal est cependant de le rejoindre par une longue sortie en boucle depuis la Vallée de Moussey. Cette randonnée de plus de 20 km dans les très belles forêts de Val Senones et Bois Sauvages emprunte tant des sentiers bien tracés que d'autres enfouis par endroits sous la végétation. Elle conduit au lieu-dit le Haut de Bon-Dieu surplombant le lac dont les eaux prennent alors un beau reflet turquoise. Au retour, la Tête du Coquin offre un panorama à 360° sur la plaine de Lorraine au Nord-est et les Monts d'Alsace au Sud-Est.

Septembre 2010

D'autres photos du lac et de ses abords sont proposées ici et un itinéraire détaillé .


samedi 2 octobre 2010

Mont-Blanc (Massif éponyme)



     Après le Tacul dont l'ascension fut réalisée voici quelques années, le Mont-Blanc était cette fois l'objectif de cette sortie entre collègues, l'Aiguille du Tour ayant été gravie la veille en guise d'échauffement. Les conditions météo ne s'annonçant pas des meilleures pour le début de la semaine, nous avons été contraints d'enchaîner ces 2 courses après un passage éclair par Chamonix. Malgré cela, les prévisions n'étaient guère réjouissantes et le risque était grand que nous soyons rattrapés par le mauvais temps. L'arrivée à l'Aiguille du Midi se déroule en effet dans la brume et la température est légèrement inférieure à 0°. A la descente du téléphérique, on emprunte les divers couloirs où on s'équipe à la hâte. On rejoint alors la plate-forme extérieure, d’où on commence par descendre l’arête Nord-Est pour gagner le plateau. On remonte ensuite ensuite vers le refuge des Cosmiques bondé malgré une météo peu favorable. Le soleil refait néanmoins son apparition en début de soirée. Nuit courte mais sommeil réparateur. Départ du refuge vers 1h  sous les étoiles, descente vers le Col du Midi et montée rapide à l'épaule du Tacul (4075 m). Le ciel se couvre cependant et le vent gagne en force. Légère desccente avant de remonter vers l'épaule du Maudit (4345 m) et ses cordes fixes (50 m environ à 50°). On se marche un peu sur les pieds car il y a du monde mais le passage en glace (il peut être en neige selon les conditions) est franchi sans encombre.


Le Mont-Blanc, au retour de l'Aiguille du Tour

     Les conditions climatiques se dégradent alors fortement : la température chute et le vent avoisine les 50 km/h. Nous nous couvrons peu à peu de givre et, malgré les protections, les poches à eau sont entièrement gelées. Heureusement, il y a le thermo de thé chaud. La sensation de froid devient intense (-25° environ) et nous sommes contraints de poursuivre la marche. La brume s'épaissit de plus en plus et la trace est de moins en moins visible. Les cordées font demi-tour une à une. Nous continuons encore en direction du Col de la Brenva (4305 m) mais le risque augmente car, dans de telles conditions, il s'avère impossible d'être secouru en cas de problème. Conciliabule à hauteur des Rochers Rouges où pendant de longues minutes sont pesés le pour et le contre. La décision est cependant prise de faire demi-tour à 300 m du but. Ce n'est pourtant pas encore gagné car la descente du Maudit et surtout du Tacul s'avèreront délicates alors que le retour devait initialement emprunter la voie normale d’ascension par l'arête des Bosses et le refuge du Goûter. De plus, 300 m de montée seront encore nécessaires en fin de parcours pour rejoindre l’Aiguille du Midi par l'arête où il faudra être vigilant en raison du croisement des cordées. Au final, un brin de déception mais aussi le sentiment positif d'avoir pu renoncer même si la tentation était grande de poursuivre dans des conditions très difficiles.

Septembre 2010

Aiguille du Tour (Mont-Blanc)



     Après la Vanoise durant l'été, c'est dans le Massif du Mont-Blanc que nous allons user nos crampons en cette fin de saison. Initialement prévue l'an dernier et annulée en dernière minute en raison de la météo, cette sortie d'entreprise se présente apparemment sous les meilleurs auspices. Le programme a cependant dû être comprimé sur 3 jours car le début de semaine s'annonce chaotique. La suite nous le démontrera. Partis dès l'aube des frontières de l'Est, nous avons rejoint le village du Tour en début d'après-midi. Juste le temps de manger un morceau et de s'équiper avant de monter vers le refuge Albert 1e qui, avec le week-end ensoleillé qui s'annonce, était évidemment bondé.

Ascension matinale du Glacier du Tour

     Du refuge Albert 1er, on remonte la rive droite du Glacier du Tour en direction du Col Supérieur du Tour (3288 m) en contournant par la droite l'Aiguille Purtscheller et on entame alors la montée dans les rochers en direction du sommet (3542 m). 
Petit vent frisquet mais grand soleil pour les derniers mètres. Le temps de prendre quelques photos et on amorce la descente sans tarder avant l'arrivée de la grande foule. Retour tranquille vers le refuge qui est alors désert, on grignote un peu et on reprend le chemin inverse pour rejoindre la voiture et poursuivre vers Chamonix. Repos de courte durée car on se prépare de suite pour monter à l'Aiguille du Midi en prévision du Mont-Blanc, le programme du lendemain.

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

Septembre 2010

samedi 25 septembre 2010

Lacs du Mont Coua (Vanoise)



     Disposés en étages successifs au pied du Mont Coua, ces lacs peuvent être atteints depuis Pralognan au prix d’une longue sortie qui débute aux Prioux et implique une importante partie hors sentier. La manière habituelle de les atteindre consiste cependant à se rendre dans la Réserve Naturelle de Tuéda créée voici une vingtaine d’années pour protéger le Pin des Alpes ou Pin cembro. On chemine alors durant près de 20 km sur ce qui fut le lit du glacier de Gébroulaz voici des milliers d’années et dont il ne subsiste que la partie supérieure située au pied des Aiguilles de Péclet et de Polset. Lors du retour vers le Col Rouge en fin d'été, un brouillard dense puis une pluie abondante nous ont accompagnés durant une bonne partie du trajet. A l'inverse, la sortie effectuée le lendemain par la Tuéda s'est faite sous un soleil radieux. Les aléas de la montagne...

Un des lacs aux abords du Mont Coua

     Pour atteindre les lacs au départ de Méribel-Mottaret, on longe le Lac de Tuéda pour entrer dans la réserve naturelle. On chemine ensuite sur le sentier longeant le Doron des Allues, torrent glaciaire de couleur blanchâtre issu du Glacier de Gébroulaz. Tout au long de l’itinéraire, le sentier va monter par à coups, alternant de longs tronçons en faux plats et des pentes plus soutenues. Il emprunte le Vallon du Fruit pour rejoindre le refuge du Saut d'où on remonte en direction du Col du Soufre. On quitte cet itinéraire après la passerelle pour entamer la montée qui conduira successivement aux différents lacs. La trace, bien marquée au début, est ensuite remplacée par des cairns, puis se perd progressivement dans les éboulis à mesure qu’on gagne les lacs supérieurs. Le retour au point de départ prendra 7 h environ pour un dénivelé de 1100 m.

D'autres photos illustrant cette sortie sont proposées ici.

Août 2010


Tour de la Vallaisonnay (Vanoise)



     Située sur les hauteurs de Champagny-en-Vanoise, la Pointe de la Vallaisonnay se gravit par une sortie en bonne part hors sentier dont certains tronçons requièrent un bon sens de l'itinéraire. En faire le tour représente ordinairement une randonnée itinérante de quelques jours conduisant en de courtes étapes à divers refuges (Plaisance, Entre le Lac, Col du Palet, ...). En fait, si l'on accepte de sortir de l'itinéraire balisé pour contourner le sommet, il est tout à fait possible d'effectuer la sortie en une seule journée de marche de 9h environ, solide donc mais sans forcer outre mesure. On profite tout autant des paysages variés qui s'offrent à la vue (Sommet de Bellecôte, Mont Pourri, Grande Motte,...) tout en goûtant pleinement à la quiétude des lieux, l'itinéraire étant peu fréquenté.

Pointe de la Vallaisonnay depuis le Plan des Gouilles

     Le départ matinal a eu lieu au Laisonnay. Le soleil se levait à peine et la température n'était que de 6°. Un rien frisquet donc mais pas désagréable pour entamer la montée vers le refuge de Plaisance. Au Col du Plan Séry, on quitte le sentier balisé pour continuer à droite en direction des éboulis. La trace assez visible au début se perd rapidement et il convient alors de maintenir le cap en cheminant au mieux entre les blocs, les rares cairns étant de peu d'utilité. Après 1 heure environ, on rejoint un tracé mieux marqué qui conduit au Col de la Grassaz. De là, on redescend vers la piste menant au refuge de la Glière qui nous ramène au point de départ. On en a cependant profité pour ajouter un crochet par le Lac des Echines. Quand on aime on ne compte pas ...

Août 2010


mardi 21 septembre 2010

Rocher de Mutzig (Vosges Gréseuses)



     Aux alentours du 14 juillet, en dépit de la canicule annoncée, l'option a été prise de crapahuter dans les Vosges. Grosse consommation d'eau en perspective mais avec le secret espoir d'une faible fréquentation, ce qui s'est effectivement vérifié. Le choix s'est porté sur la région du Schirmeck déjà fréquentée à plusieurs reprises et qui recèle quelques trésors comme le Lac de la Maix et ses alentours. L'objectif était cette fois le Rocher de Mutzig, point culminant des Vosges gréseuses (1010 m), et la Porte de Pierre, à atteindre lors d'une sortie en boucle au départ de la maison forestière du Petit Wishes.

Au sommet du Rocher de Mutzig

     Le Rocher de Mutzig est en réalité constitué d'un ensemble éparpillé de blocs de poudingues, qui sont des conglomérats de grès incrustés de galets. Son sommet  offre une très belle vue sur les sommets voisins, en particulier le Donon. Le retour s'est effectué en passant par la curiosité géologique que représente la Porte de Pierre, rocher de grès rose taillé par l'érosion et formant une sorte d'arc de triomphe. L'itinéraire s'est poursuivi en remontant vers la Grande Côte avant d'entamer la descente en effectuant un crochet par le refuge du Schliffstein, ce qui fut bien utile pour se réapprovisionner en eau.

Juillet 2010


lundi 20 septembre 2010

Du Dôme de la Sache au Mont Pourri (Vanoise)


     Après deux courses, nuit de repos réparatrice à Peisey-Nancroix avant d'entamer la traversée de l'arête reliant le Dôme de la Sache au Mont Pourri (3779 m). Montée dans l'après-midi vers les stations des Arcs par une piste encore bien enneigée, ce qui nous force à un arrêt prématuré en raison de la présence d'un engin de déblaiement. Nous avons donc entamé la montée vers le Grand Col, pour basculer ensuite sur l'autre versant par une pente raide en direction du refuge non gardé de Turia. La vue, quoique masquée en partie par les habituels nuages du soir, s'ouvre largement sur la Grande Sassière et les sommets voisins. Cette course assez difficile avait été initialement programmée l'année précédente mais annulée en dernière minute en raison de mauvaises conditions de neige. Cette année, les choses semblaient se présenter sous un meilleur jour mais l'absence de regel marqué ne nous a cependant pas facilité la tâche.

Dômes de la Sache et des Plattières depuis le Mont Pourri

     Du refuge, nous nous sommes orientés plein Sud pour contourner le Mont de la Gurraz et prendre pied sur le glacier du même nom. Durant la majeure partie de la traversée des glaciers Nord et Sud de la Gurraz puis de celui de la Savinaz, nous avons brassé en nous enfonçant parfois jusqu'au genou. Ensuite, plein Nord depuis le Dôme de la Sache en direction de la Brêche Puiseux mais les conditions sur l'arête étaient à peine meilleures. L'ascension de l'arête rocheuse finale du Mont Pourri a donc été la bienvenue avant de pouvoir récupérer à l'approche du sommet des conditions de neige plus favorables. Répit de courte durée malheureusement car la neige molle s'est à nouveau présentée sous nos pas lors de la descente des Glaciers du Geay et du Grand Col. Qu'à cela ne tienne, les 9 heures d'effort ne furent pas vains puisqu'ils permirent de réaliser cette superbe traversée en profitant pleinement de l’étendue des glaciers qui ceinturent le sommet.

Juin 2010

Quelques photos supplémentaires du Mont Pourri sont proposées ici.



dimanche 19 septembre 2010

Tsanteleina (Alpes Grées)



   Située dans les Alpes Grées, sur les hauteurs de Val-d’Isère, la Tsanteleina culmine à 3602 m sur la frontière italienne. Sa face Nord était programmée après le Dôme des Glaciers, constituant de fait une sortie d'un niveau de difficulté un rien supérieur. Point de refuge cette fois, ce qui impose de bivouaquer ou de s’y rendre en voiture dès potron-minet. Aussi, après une courte nuit orageuse passée dans le petit village de la Masure, direction le barrage du Saut pour garer la voiture. L'itinéraire pénètre par une large piste dans la réserve naturelle de la Grande SassièreSi on dispose des autorisations nécessaires, on peut éviter une longue marche d’approche en stationnant aux abords du Lac de la Sassière. Le décor ne parait pas très engageant dans l'obscurité mais se révèlera sous un tout autre jour une fois le soleil levé. 

Face nord de la Tsanteleina au petit matin

     Du lac de la Grande Sassière, nous remontons vers le Nord-Est en direction de la Pointe de la Traversière et gagnons le Glacier de Rhêmes-Golette. Ensuite, direction plein Sud pour rejoindre le pied de la face Nord de la Tsanteleina que l'on remonte sur sa gauche. Soleil radieux et superbe point de vue sur le versant italien depuis le sommet. Au retour, on emprunte un petit bout d'arête vers l'Ouest en direction de la Pointe du Santel, avant de redescendre par le glacier éponyme. Un à un les divers plans d'eau apparaissent alors en pleine lumière. Comme souvent en début de saison, la neige encore bien présente permettra de redescendre au plus bas en empruntant de nombreux névés. Il reste à franchir au mieux le ruisseau de la Sassière pour gagner la piste et rejoindre le lac après 6-7 h.

Juin 2010

Dôme des Glaciers (Mont-Blanc)



     La fin du mois de juin est habituellement mise a profit pour effectuer quelques sorties d'alpinisme dans le massif de la Vanoise. C'était du moins le cas ces dernières années, ce qui a permis de réaliser l'ascension de la plupart des sommets en course de neige ou mixte : Dôme de Polset, Dôme de Chasseforêt, Pointe de la Glière, Grande Casse, Mont Pourri, Dent Parrachée, Pointe de l'Echelle, et j'en passe... Aussi, le regard s'est tourné petit à petit vers d'autres horizons, même si les crampons furent à nouveau usés sur les faces du Mont Pourri. Le premier soir, hébergement au refuge du Monal dans un site classé que l'on rejoint en 1/2h de marche environ au départ du parking. Inutile de dire que l'on n'est pas noyé dans la foule en cette période de l'année. Le lendemain, départ vers la Ville des Glaciers. Du parking situé aux chalets des Lanchettes, on remonte alors le sentier menant au refuge Robert Blanc sous un temps frisquet (17°) et pluvieux. Cette année, les chutes de neige ayant été abondantes et tardives, les dernières pentes sous le refuge étaient encore enneigées.

Arête des Lanchettes et Dôme des Glaciers

     Le Dôme des Glaciers est une course peu difficile située dans le massif du Mont-Blanc. La sortie a été réalisée en boucle en empruntant, depuis le refuge, l'Arête des Lanchettes, que l'on peut rejoindre en début de saison en remontant directement les pentes derrière le refuge. On suit alors l'arête en passant successivement à hauteur du Col des Glaciers puis du Col du Moyen-Age. On remonte ensuite les pentes de neige en direction du sommet du Dôme (3592 m), qui offre une superbe vue sur le massif, en particulier l'Aiguille de la Bérangère et les Dômes de Miage tout proches. Grand soleil mais une température peu engageante nous a forcés à ne pas trainer. La descente a été effectuée par ce qui constitue la voie normale d'ascension, à savoir pour l'essentiel la rive droite du Glacier des Glaciers. De plus, l'enneigement a permis au retour de redescendre au plus bas en laissant sur la droite le sentier menant au refuge en venant du Col de la Seigne, profitant ainsi des nombreux névés présents pour rejoindre directement à hauteur de la passerelle l'itinéraire de montée emprunté la veille.


Juin 2010

samedi 10 juillet 2010

Chapelle des Vernettes (Vanoise)


    Classée Monument historique depuis 1983, la Chapelle Notre-Dame-des-Vernettes constitue un objectif de sortie à réaliser au sud de Bourg-Saint-Maurice. Sanctuaire d'inspiration baroque, ses peintures intérieures ont fait l'objet d'une importante restauration. Pour s'y rendre, on emprunte depuis Landry la route qui conduit au refuge de Rosuel situé au fond de la vallée de Peisey-Nancroix, au pied du Mont Pourri. Le parcours présente de nombreux attraits : outre un itinéraire évident et un denivelé modeste (500 m environ), la vue s’ouvre largement sur le sommet de Bellecôte, le décor est varié, le flore est abondante et riche en orchidées diverses.

Chapelle des Vernettes

     Au départ de la Chénarie, on remonte le sentier en direction de Pracompuet avant de prendre à droite pour pénétrer dans la Forêt du Carro Blanc. On rejoint une piste qui offre une vue dégagée sur le Sommet de Bellecôte. Elle conduit aux Chalets des Rossets au pied des alpages situés sous l’Aiguille Rousse, d’où on aperçoit le Mont Pourri. De retour dans la forêt, on bifurque en direction de la Chapelle des Vernettes. De là, on redescend parmi les prairies en direction de Pracompuet pour rejoindre le point de départ après 3 h environ. Juste de quoi maintenir la mécanique au chaud avant de gravir le Mont Pourri en traversée ...

Juillet 2010


dimanche 4 juillet 2010

Lac du Clou (Vanoise)


     Situé sur les hauteurs de la route menant à Val-d’Isère, on accède au lac à partir du Monal. Ce hameau fait face au massif du Mont Pourri et représente le premier site classé en Savoie il y a plus de 20 ans. Il est composé de quelques maisons, d'une chapelle, d'une ferme d'alpage et d’un refuge abrité dans un chalet datant du XVIe siècle. Le dépaysement est donc assuré. On peut rejoindre ce hameau depuis Chenal ou mieux en empruntant une piste forestière depuis l’Echaillon et profiter ainsi d’un joli périple le long du ruisseau du Clou. 

Lac du Clou sur fond de Rochers de Pierre Pointe

     Le tracé menant au lac monte d’abord en forêt pour rejoindre une piste conduisant au barrage. Le paysage s’ouvre alors largement sur un cirque délimité au Nord par la Pointe d’Archeboc et au Sud par celle des Mines. Lorsqu’on se retourne, c’est tout le Mont Pourri et ses nombreux glaciers qui s’offrent à la vue. On bifurque alors vers le Nord pour entamer la montée vers le lac. Luxuriante aux abords du Monal, la flore se raréfie ensuite tout en permettant d’observer quelques espèces intéressantes, parmi lesquelles plusieurs orchidées.


Ruisseau du Clou, hameau du Monal, Chapelle St Clair, Mont Pourri, refuge du Monal

     Un aperçu de la flore (de gauche à droite et de haut en bas) :


Hippocrépide à toupet (Hippocrepis comosa), Orchis brûlé (Neotinea ustulata), Trèfle bai (Trifolium badium), Renoncule de Küpfer (Ranunculus kuepferi), Orchis de mai (Dactylorhiza majalis), Saxifrage sillonnée (Saxifraga exarata), Globulaire à feuilles en coeur (Globularia cordifolia), Pensée sauvage (Viola tricolor), Homogyne des Alpes (Homogyne alpina), Pseudorchis blanc (Pseudorchis albida), Euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias), Géranium des forêts (Geranium sylvaticum), Sisymbre d'Autriche (Sisymbrium austriacum), Serpolet (Thymus serpyllum), Anémone soufrée (Anemone alpina subsp. apiifolia), Gentiane printanière (Gentiana verna), Gaillet à feuilles inégales (Galium anisophyllon), Trolle d'Europe (Trollius europaeus), Véronique sans feuilles (Veronica aphylla), Dryade à huit pétales (Dryas octopetala), Soldanelle des Alpes (Soldanella alpina), Silène acaule (Silene acaulis subsp. exscapa), Hélianthème à grandes fleurs (Helianthemum grandiflorum), Clématite des Alpes (Clematis alpina), Orchis militaire (Orchis militaris), Centaurée des montagnes (Centaurea montana), Renoncule à feuilles de platane (Ranunculus platanifolius), Primevère farineuse (Primula farinosa), Pensée à 2 fleurs (Viola biflora), Désespoir-du-peintre (Saxifraga cuneifolia), Polygale alpestre (Polygala alpestris), Anémone/Pulsatille) des Alpes (Anemone alpina subsp. alpina), Saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia), Gagée fistuleuse (Gagea fragifera) & Bartsie des Alpes (Bartsia alpina).

Quelques espèces observées entre le hameau du Monal et le Lac du Clou

Juin 2010 & 2017


samedi 1 mai 2010

Vallon de Champagny (Vanoise)

     Classé depuis 1992, le Vallon de Champagny-le-Haut couvre près de 2500 ha dans la zone périphérique du Parc National de la Vanoise, au pied des faces Nord de la Grande Glière, la Grande Motte et la Grande Casse. Occupé anciennement par les glaciers, il abrite plusieurs hameaux comme la Chiserette, le Bois, Friburge et le Laisonnay, tous accessibles l'été par une route étroite et sinueuse. L'hiver, seul les 2 premiers le sont, même si les autres le restent moyennant le fait de chausser les skis ou d'emprunter les tracés aménagés pour les raquettes. Depuis plus de 50 ans, les hameaux les plus éloignés ont donc cessé d'être des lieux d'habitation permanente, notamment Friburge, blotti sous son rocher, à l'abri des couloirs d'avalanche qui l'entourent de part et d'autre. Objectif de balade familiale l'été, le refuge de la Glière situé au fond du vallon peut être atteint l'hiver au prix de 12 km et d'un dénivelé qui avoisine les 600 m.

Le Grand Chalet

     Après plusieurs années de randonnée en Vanoise, l'envie est prise de nous y rendre l'hiver pour pratiquer la raquette. Une réservation tardive comme à notre habitude et le tour est joué. Après un départ de nuit pour arriver à Champagny en fin de matinée, nous avons juste le temps de chausser les raquettes pour nous engager dans le vallonL’itinéraire emprunte en partie un sentier balisé qui permet de rejoindre sans difficulté les hameaux isolés. Ca se complique quelque peu au delà du Laisonnay d’en Haut en raison de l’une ou l’autre pente plus accusée et surtout du risque d’avalanche. Le tracé est en effet situé sur une face exposée au sud et la présence de nombreuses coulées sera là pour attester du danger potentiel. L'ambiance est cependant magique en raison d'un isolement presque total, hormis les quelques skieurs de randonnée qui dévalent les pentes et auxquels il convient d'être attentif.

Avril 2008

Quelques photos de la sortie sont proposées ici et un itinéraire détaillé .