123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

mercredi 9 juillet 2014

Pointe du Creux noir (Vanoise)

     En jouant à cache-cache avec les nuages, nous sommes finalement parvenus à réaliser 2 belles ascensions en fin de mois de juin, en dépit d'une météo perturbée : le Mont Tondu dans le massif du Mont-Blanc suivi de la Grande Casse par le Couloir Messimy en Vanoise. La fin de semaine ne s'annonçait initialement guère favorable mais les dernières prévisions semblaient suggérer une amélioration. Aussi, au sortir des Grands Couloirs, la décision fut prise de rester une nuit supplémentaire au refuge du Col de la Vanoise afin de gravir le lendemain la Pointe du Creux NoirOrdinairement peu fréquentée l'été en raison d'une altitude modeste (3154 m), cette course paraît assez logiquement délaissée au profit de sommets plus attractifs. Pratiquée en début de saison, elle présente cependant de nombreux attraits. Outre un caractère mixte bien marqué, elle offre depuis le sommet un superbe panorama sur le massif de la Vanoise. De plus, lorsque les conditions sont favorables, elle permet de redescendre directement vers le Lac de la Patinoire situé en contrebas en effectuant ainsi une jolie boucle.


Pointe du Creux noir, à l'arrière-plan à droite

     Le programme s'est donc décliné comme suit: de retour au refuge, une petite pause désaltérante sur la terrasse face à la Grande Casse, puis un bon repas sous un ciel encore largement ensoleillé, avant une courte sieste réparatrice. L'après-midi, visite tranquille d'un secteur pourtant bien connu pour enregistrer tout ce qui passait devant l'objectif (fleurs, oiseaux, marmottes ...). Le matin, réveil à 4h pour un départ en direction du Lac des Vaches avant de rejoindre le Col Rosset puis le Col Noir où nous apercevons des chamois perdus dans la brume. Nous entamons alors la montée dans un pente herbeuse avant de pénétrer dans un couloir rocheux. Le cheminement n'est pas toujours évident mais se révèle assez ludique. Nous débouchons ensuite sur des dalles en pente qui nous permettent de rejoindre l'arête que nous remontons vers le Nord. Petit rappel, croupe neigeuse puis rocher délité nous conduisent alors au sommet. Nous amorçons ensuite la descente, raide dans un premier temps, en direction du Lac de la Patinoire pour rejoindre le GR55 après 5h et 800 m de dénivelé environ.

Une sélection de photos est visible ici.

Juin 2014